VLADISLAV KRAPIVINE



                         De la part de l'Editeur:

"...je viens de relire quelques pages, prises au hasard, des "Enfants du flamant
bleu". Les souvenirs de ma première lecture remontent et je retombe sous le
charme de ce roman et de son auteur.
"Il y a là matière à offrir aux jeunes quelque chose de nouveau et d'une grande
richesse. Cela fait bien longtemps que je lis des manuscrits et publie des romans,
et les "chocs" sont assez rares. Krapivine en est un, car ce qu'il apporte a de
l'envergure, du souffle, une dimension émotionnelle que l'on trouve rarement dans
la fantasy.
"Cela mérite d'être proposé aux jeunes."




                       De la part des Traducteurs:

Jusqu’à ces derniers temps, Vladislav Krapivine, l’un des meilleurs auteurs russes
actuels dans le domaine du fantastique et de la fantasy, était totalement inconnu
en France, bien que traduit depuis longtemps dans de nombreuses langues. Mais
un jour, voici quelques années déjà, au cours d’une promenade printanière sous la
neige fondue au bord du Golfe de Finlande, une jeune amie russe de Saint-
Pétersbourg, Tatiana Movtchan, me parla longuement de son auteur préféré,
Vladislav Krapivine, et de quelques-uns des nombreux livres qu’elle avait lus de
lui. Elle m’en parla avec un tel enthousiasme que je voulais en savoir davantage.
Une fois rentrés à la maison, elle me montra sa collection de Krapivine : une
douzaine de gros volumes contenant chacun quatre ou cinq romans. Puis elle me
confia son désir de le traduire en français, considérant qu’il était inconcevable qu’
un écrivain de cette envergure soit ignoré en France. Et elle me demanda si j’étais
prêt à participer à son projet. Curieux de nature, j’acceptai immédiatement de
relever le défi, sans me douter de l’aventure qui nous attendait.
Un an plus tard, nous avions terminé la traduction d’un premier roman. Et c’est là
que j’ai commencé à pénétrer dans le fabuleux univers fantastique de Krapivine, à
nul autre pareil.  Nous sommes allés, Tatiana et moi, à Ekatérinbourg, au pied de l’
Oural, côté Sibérie, pour y rencontrer l’écrivain et lui faire part de notre projet de
publication de quelques-unes de ses œuvres en français. Naturellement, l’idée lui a
plu, il nous a donné son accord et m’a chargé de le représenter auprès des éditeurs
français.
C’est là le vrai début de l’aventure, parce quand on est totalement inconnu, qu’on
présente un  auteur étranger totalement inconnu, qui a l’idée saugrenue d’écrire
dans une autre langue que l’anglais, alors là… Je n’entrerai pas dans les détails,
parce que tous les auteurs débutants, quel que soit le genre de leurs écrits,
connaissent la galère pour trouver un éditeur, mais nous à plus forte raison…
Enfin passons, les éditeurs courageux, ça existe quand même, et là je veux rendre
hommage à Alain Gout et à Agnès Fénart, des éditions Delahaye, qui, sans
hésiter, ont entrepris la publication d’un premier ouvrage de Krapivine, Les
enfants du flamant bleu (ce n’est d’ailleurs pas le premier que nous ayons traduit,
mais un choisi par Krapivine lui-même, couronné par le prix Aelita, et traduit
même en japonais !), puis d’un deuxième, Le Poste du le Champ des Ancres, puis d’
un troisième, Le Pigeonnier de Villenoix… en attendant les autres sur lesquels
nous travaillons actuellement.
Et comme nous sommes des traducteurs très exigeants, nous avons demandé à un
ami de Tatiana, Julien Tissen, de nous aider par ses conseils de philologue averti.
Emballé lui aussi par l’aventure, il a largement contribué à la mise au point des
Enfants du flamant bleu et a participé à celle du Poste sur le Champ des Ancres.
Qu’il en soit remercié ici !
Entre temps, Tatiana Movtchan est devenue Tatiana Palma, ce qui ne l’empêche
pas de travailler passionnément à la traduction des meilleurs Krapivine.

François Doillon, co-traducteur.
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