







Méchériakova Vinogradova. Vladislav Krapivine. (1999)
Le romantisme est dans le sang des héros krapiviniens qui savent rêver, en
sentant l'appel des routes et des îles lointaines. Dans ses ouvrages, Krapivine a
créé le personnage facilement reconnaissable de l'adolescent : ses garçons sont
"rebelles, insurgés, défenseurs, combattants, romantiques". Ils se distinguent par
leur pureté morale, leur équité, leur profond respect d'eux-mêmes. Il n'importe
pas moins qu'ils soient énergiques dans l'affirmation de leur regard sur le monde,
dans leur attitude de vie, qu'ils soient capables d'Action, courageux et logiques.
Peut-être parce que les héros de Krapivine "se fourrent dans des histoires
variées", pour défendre leur honneur et sauver quelqu'un de la foudre.
L'univers du Grand Cristal créé par Krapivine est pour le moment unique à sa
manière (par son volume, par l'étude approfondie du détail, par l'homogénéité de
sa perception du monde) dans la littérature russe contemporaine pour la jeunesse.
Krapivine est l'un des auteurs paradoxaux de la littérature jeunesse actuelle.
Malgré sa renommée colossale, cet auteur est étonnamment peu étudié par la
critique sérieuse. L'écrivain lui-même est discret dans ses déclarations à propos
de sa propre conception créatrice et laisse la liberté d'interprétation de ses écrits
aux lecteurs, no comment.
Boris Tarakanov. Tout ce dont on se souvient a été. (Cycle
autobiographique – 2001)
Le stock de personnages, de situations, de sujets et de réflexions chez Vladislav
Krapivine est littéralement inépuisable. On peut dire la même chose du stock de
bonté. Tous les mondes qu'il a créés apprennent à vivre, mais ils le font avec la
plus haute délicatesse. Le plus souvent, on a envie de vivre dans ces mondes,
même lorsque l'auteur ne néglige pas les assez cruelles vérités de la vie, mais il
dépeint le Bien simplement, subtilement, sans sentences moralisatrices ni mots
ronflants mais avec une quantité de détails significatifs.
La première prose de Krapivine comme l'actuelle est pénétrée d'une inspiration
puissante et poétique.
Le réalisme de l'approche des détails dont se compose précisément la vie a
toujours été le point fort de l'écrivain.
L'univers de Krapivine est incroyablement complexe et en même temps
extraordinairement proche pour sa compréhension : ses mondes parallèles et
innombrables, mais en même temps flexibles et compréhensibles.
Dmitri Baïkalov. Les noirs miroirs du Cristal. (Sur le Grand Cristal –
2000)
Krapivine fait partie de ces rares auteurs qui peuvent influencer les lecteurs
immédiatement par le seul texte. L'état d'esprit peut être donné littéralement par
quelques phrases, une paire d'images ou d'associations, une chanson ou des vers,
intercalés dans le texte.
Dmitri Baïkalov. Les gens des mondes vivants (Sur les Espaces
inhabités – 2000)
"Je n'ai jamais été tenté d'écrire du fantastique pour le fantastique. Chez moi le
fantastique apparaissait lorsque mes héros commençaient à se trouver à l'étroit
dans un espace habituel à trois dimensions. J'ai imaginé toutes sortes d'autres
mondes et planètes, pour élargir la scène de l'action pour les héros. Pour qu'ils
puissent se réaliser avec plus d'éclat et de totalité que dans les cadres de la vie
actuelle..."
D'une interview de Krapivine.
Alex Bor. Fidélité au sujet choisi (Les trois premiers récits du Cristal,
Nouveau Journal de Tver – 1994)
Vladislav Krapivine est du nombre de ces écrivains pour lesquels de nouvelles
conditions de marché ne sonnent pas le début de la fin de leur activité créatrice.
De nouveaux récits de l'auteur apparaissent régulièrement dans les pages de
publications périodiques, des livres sortent. Voilà aussi que les Editions Nijkniga
de Nijni-Novgorod, qui éditent avec succès la science-fiction américaine (Paul
Anderson, Isaac Asimov, Henri Kattner, Robert Heinlein), ont décidé de réjouir
les admirateurs de Vladislav Krapivine en une nouvelle collection de ses œuvres
complètes, dans lesquelles doivent entrer de nouveaux ouvrages comme ceux qui
sont déjà largement connus.
Tous les récits du Grand Cristal, réunis en un livre, se lisent facilement,
passionnément. L'auteur a su construire le sujet, en alternant les déplacements
vertigineux dans l'espace et le temps, les poursuites et les fusillades, tout cela et
beaucoup d'autres choses tiennent le lecteur dans une tension permanente.
Et en même temps l'intrigue d'aventure tourbillonnante ne masque pas le
principal, l'écrivain s'efforce d'apporter à son lecteur une vérité simple comme le
monde : rien n'est plus précieux que la vie humaine et la vie d'un enfant, trois fois
plus précieuse, parce qu'un enfant c'est un être faible et sans défense. Même s'il
est maître de la téléportation, de la lévitation et de la télékinésie, et que se
déplacer d'un espace à l'autre lui est aussi simple que de se laver les dents.
Alex Bor. Cycle Dans la profondeur du Grand Cristal. (Site bibl. Tver –
1994)
Vladislav Krapivine est un écrivain qui sait créer dans les pages de ses livres une
atmosphère extraordinaire. Ses œuvres, en premier lieu grâce à la maîtrise de
virtuose du langage se comprennent au niveau du subconscient, et, devant les
yeux du lecteur se dessine un grand tableau multicolore et enchanteur, écrit avec
des peintures vivantes. Les mondes fantastiques de Vladislav Krapivine
ressemblent beaucoup à la féerie romantique d'Alexandre Grine, par le sentiment
de paix, par la tonalité. Krapivine est bien connu des amateurs de fantastique
comme un maître dans la création des mondes irréels les plus subtils, dont
l'environnement est ordonné avec tant de soin que ces mondes semblent
réellement exister...
Vassili Vladimirski. Demandez l'impossible. (Les Pelouses, Journal
indépendant – 2001)
Vladislav Pétrovitch Krapivine est l'un des rares auteurs sur lesquels se
rencontre le foyer d'attraction et des enfants et des adultes.
Vladislav Gontcharov. Deux images de la réalité. (Sur Le pigeonnier,
Ozone, 1998)
Krapivine s'entend à créer une tension émotionnelle, à agir non avec la logique,
mais avec les sentiments du lecteur.
Vladimir Gorman. 1983.
Dans le courant fantasy se développe l'œuvre de l'un des écrivains soviétiques de
science-fiction les plus importants et les plus intéressants, travaillant pour les
enfants, lauréat du prix du Komsomol Lénine, l'écrivain de Sverdlovsk Vladislav
Krapivine.
"Les enfants n'aiment pas ceux qui sont bien sages ni dans la vie, ni dans la
littérature. Ils aiment et croient en ces héros qu'ils peuvent prendre pour
copains." (phrase de Krapivine)
Loukiamenko Grichine. Le mousquetaire cherche la fée (sur un recueil
de récits divers – 2001)
Bien entendu, déjà d'après les premiers récits on voit bien que nous avons devant
nous un auteur écrivant sur les enfants, d'ailleurs non seulement pour les enfants,
mais aussi, comme le faisaient Arkadi Gaïdar, Astrid Lindgren, Alan Miln,
Paméla Trevers, pour tous ceux chez lesquels reste toujours dans l'âme une partie
de leur enfance. Il s'agit, dans ses récits, non seulement de garçons et de filles, de
jeux et d'aventures, mais aussi de ce qui constitue l'essence même de l'enfance :
la conception du monde, l'amitié, les victoires sur soi-même. De la difficulté de
faire un pas, en surmontant sa peur, (Les étoiles ont une odeur d'absinthe), de
faire la paix avec un ami (Un instant de soleil), de sauvegarder la vérité avec son
épée (La sacoche) ou de se réjouir du conte d'autrui (La forteresse dans la ruelle).
On peut voir, dans les anciens récits de Vladislav Krapivine, encore deux thèmes,
deux grandes passions qui le suivent de livre en livre. C'est la passion de la mer
et la passion du ciel, les deux éléments les plus libres, les plus indociles et les plus
romantiques, faisant palpiter le cœur de n'importe quel garçon.
En outre, dans ces récits s'est formé définitivement le thème majeur de l'écrivain
qu'il suivra presque constamment au cours de sa vie : le thème de l'enfance. Dix
ans après, dans son interview à l'occasion de la remise du prix Aelita, l'écrivain
dira : "J'écrivais et j'ai l'intention d'écrire justement pour les enfants. Et sur les
enfants. Vous saisissez la nuance. A mon avis, ce qui est écrit sur les enfants doit
intéresser tout le monde. Les enfants, c'est notre avenir, c'est l'avenir du monde.
En montrant les relations des grandes personnes et des enfants, en construisant
des modèles artistiques enfants dans le monde des grandes personnes, grandes
personnes dans le monde des enfants, enfants et grandes personnes dans un
monde extraordinaire, on peut mettre en relief, rendre évidents, les problèmes les
plus importants". Encore un des éléments incontournables des ouvrages de
Krapivine, c'est l'amitié entre les enfants. Dès les plus anciens récits, il est dit à
ce sujet combien les enfants ont besoin d'amitié, comment ce sentiment rend les
enfants plus heureux, plus indépendants, plus assurés ; comment de façon
différente, chaque fois exceptionnellement, se nouent des liens amicaux entre les
enfants.
Tous les héros de Vladislav Petrovitch ont des traits communs, et notamment
ceux qu'on peut trouver chez les quatre amis du roman de Dumas connu de tous
depuis l'enfance. C'est peut-être pourquoi le nom de mousquetaires est resté aux
enfants des livres de Vladislav Krapivine (d'ailleurs, loin d'être resté simplement
à ceux où apparaissent des épées dans les pages). La pureté morale, l'équité, le
respect de soi-même, le courage devant le danger, bien que souvent les genoux
tremblent de peur à ce moment-là, l'empressement à protéger le faible, à venir en
aide à l'ami, et on peut prolonger la liste. Et chacun d'eux est capable, sans rejeter
sa responsabilité sur les épaules d'autrui, de prendre une décision et d'accomplir
une action qui, par la suite, exercera une influence sérieuse sur sa vie.
"Chacun des personnages principaux d'un livre doit accomplir une ou plusieurs
Actions qui dévoilent d'une nouvelle manière le caractère du personnage. Un
personnage qui n'accomplit pas d'Action est inintéressant", ainsi parlait un des
maîtres reconnus de la prose du siècle dernier, Vladimir Sanine. Vladislav
Krapivine suit ce principe dans une large mesure. Il n'a pas de héros
inintéressants.
Kleïner. Recension du livre Les Contes volants (Littérature enfantine
1979)
Une envolée spirituelle et créatrice, une imagination poétique, un rêve élevé, voilà
ce que tendent à transmettre de génération en génération les livres de Vladislav
Krapivine.
L. Kolessova. Les héros de Vladislav Krapivine ( 1987 – Préface pour le
cycle Le Mousquetaire et la Fée).
En un quart de siècle de travaux dans la littérature jeunesse, Vladislav Petrovitch
Krapivine est devenu l'un des écrivains les plus aimés de l'enfance soviétique.
Chaque nouvelle rencontre avec ses livres promet aussi un nouveau plaisir.

VLADISLAV KRAPIVINE
CRITIQUE ET LES ARTICLES DE PRESSE
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